Boris Raux
Dossier mis à jour — 06/05/2026

A cheval entre les mondes

À cheval entre les mondes, 2015
Eau de la source impériale, mousse des montagnes, lampes infrarouges, textile Sou-Sou, encens Shoyeido, poisson séché, sauce Udon, menthe japonaise, yuzu, thé vert, structure en bois et bambou


Water from the Imperial Garden Spring, Moss from the mountain, IR light, Sou-Sou textile,
Shoyeido incense, dried fish, Udon sauce, mentha canadensis, yuzu, green tea, wood and bamboo structure

Lorsque vous rencontrez pour la première fois une ville comme Kyoto, la spiritualité, la tradition artisanale et la nature omniprésente vous apparaissent comme des facteurs clés qui ont dessiné la ville dans son cœur et sa structure urbaine.
Derrière ce premier ressenti qui s’offre facilement à la sensibilité de tout un chacun, les indices de nombreuses zones obscures se laissent deviner. La culture, son symbolisme, les mouvements des corps sont ici particulièrement codifiés. Vous n’y comprenez pas grand-chose. Cependant, étranger, vous savez que ce carcan symbolique ne vous concerne pas. Les formes s’allègent de l’Histoire (du moins, de la leur). Mais, c’est peut-être en cela que réside la force d’une création plus libre, une création peut-être plus fidèle à nos ressentis.
À cheval entre les mondes est un collage personnel de mes impressions de Kyoto qui se découvrent par fragments en glissant les shôjis.

Comment sentir au plus juste l’inconnu ?

Visée olfactive, 2015
Bille de pin trouvée en forêt, piètement en bois peint à la couleur des temples, textile Sou-Sou et charbons de cérémonie Kodo
— Œuvre exposée au Kyoto Art Center


Block of pine wood founded into the forest, wood stand painted with "orange temple" colour,
Sou-Sou textile and Kodo ceremony charcoal

© Adagp, Paris