Camille Ayme
Dossier mis à jour — 02/09/2026

Textes

Biographie

Géologies humaines

Texte de Pedro Morais, Le Quotidien de l'Art, 2019
Publié dans le cadre du programme de suivi critique des artistes du Salon de Montrouge

Avec le soutien de la Ville de Montrouge, du Conseil général des Hauts-de-Seine, du ministère de la Culture et de l’ADAGP

Quel est le matériau des villes ? Le bâti ? La fiction ? La manière dont elles sont appréhendées par les récits, les mythes urbains ou les usages détournés qu’en font les habitants ? Camille Ayme adopte le point de vue de l’entre-deux : celui des zones périurbaines, où s’inventent d’autres centralités et récits, qui transforment notre perception. « Que nous fait produire l’ennui ? J’ai longtemps fait du skate à Saint-Étienne et cela a transformé ma vision de l’érosion, du contact à la matière, au sol », explique l’artiste. « Faire de la photographie aux États-Unis, c’est se confronter au décalage entre leur capacité redoutable à exporter des images et la déception permanente. Ce qui m’intéresse, c’est de voir comment la vie résiste malgré tout. » Quand elle part pendant plusieurs mois en road trip, faire 20 000 km sur les routes américaines, la vision d’un cratère au milieu du bitume, dans la région minière de Pennsylvanie, la rend consciente du pouvoir de l’action humaine à l’ère de l’Anthropocène. Idem à California City, ville fantôme aux pavillons clonés, où la notion d’espace public a disparu. Quand elle cherche en Bosnie le fantasme d’une forêt « intouchée », c’est le principe d’une nature sauvage qui apparait comme une construction fantasmée. La volonté de s’approprier subjectivement du réel la passionne. Une porte de garage en banlieue parisienne, donnant sur un crépuscule, se transforme en drive-in : la matière des villes est à la mesure de nos projections.

Sédimentalisme

Par Flora Katz
À propos de l'exposition Sédimentalisme, Galerie Virginie Louvet, Paris, 2016

Texte de Lise Guéhenneux

À propos du 57e Salon de Montrouge, 2012 (extrait)