Marjolaine Turpin
Dossier mis à jour — 02/07/2026

Textes

Texte de Giulia Turati

Pour l'exposition Aux ailes bleuies, La Halle - Centre d'art contemporain de Pont-en-Royans, 2025

Marjolaine Turpin expérimente avec des éléments naturels, changeants et mouvants. Chaque œuvre se construit dans un temps lent : le temps de l’enquête et de la recherche, ainsi que celui de la mutation et de la transformation des composantes. En effet, pour créer les formes et les textures de ses installations, elle observe et effectue un travail de collecte (parfois de cueillette) dans des milieux naturels variés. Une fois à l’atelier, elle expérimente en provoquant des réactions chimiques inattendues, ou encore elle produit des habitats propices à la prolifération de micro-organismes.

Invitée pour le programme Alpages, Marjolaine Turpin a fait face à la vulnérabilité de cet écosystème particulier. L’installation, produite spécialement pour cet espace vitré, découle des rencontres ou s’inspire des paysages que l’artiste a découvert durant les deux phases de résidence dans le Parc des Écrins et le Vercors. En effet, le bois de cade sculpté évoque certaines parties des bêtes, tout en étant une essence utilisée pour traiter les animaux. Les volumes en céramique sont à la fois des œuvres et des supports pour faire pousser la matière végétale autochtone. Les pièces en verre, qui donnent leur titre à l’œuvre, résonnent avec la crise de la fièvre catarrhale ovine — également connue sous le nom de « langue bleue » et causée par un moucheron — qui a durement frappé le secteur pastoral ces derniers mois. Ainsi, le projet trouve ses racines dans les gestes de soin des bergers et bergères, mais aussi dans les références scientifiques et les expériences vécues par l’artiste en alpage.

Tel un terrarium dans un laboratoire, notre vitrine abrite un milieu clos à suivre au quotidien : Aux ailes bleuies propose un biotope en devenir, où des éléments invisibles à l’œil nu agissent sur les sculptures tout au long de l’exposition.

Texte d'Anne Malherbe

Pour l'exposition Mauvais temps, Le Creux de l'Enfer, Thiers, 2024

Ne tient qu'à un fil

Texte de Mathilde Villeneuve
Pour l'exposition de nos mains qui fouillent, Galeries Nomades de l'Institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes, Espace d'Art Contemporain Les Roches, Le Chambon-sur-Lignon, 2018