Awena Cozannet
Dossier mis à jour — 27/02/2025

Force motrice, Vallauris

Force motrice
2024

Résidence de création « Colporteur de l’aube », Musée national Pablo Picasso - La guerre et la Paix, Vallauris
Photographies sur papier Fine Art contrecollées sur dibond, 273 x 273 cm, 66 x 100 cm, 53 x 80 cm ou 30 x 45 cm

« Créées en collaboration avec les élèves de l’école de danse de Vallauris, ces images documentent le processus d’activation des sculptures par les corps vivants qui entrent en dialogue avec elles. Dans un moment de création fugace capté par l’appareil photo de l’artiste, la rencontre entre les sculptures, les danseurs et le paysage méditerranéen produit des images au puissant pouvoir narratif qui renvoient au genre de la fiction autant qu’à celui du photoreportage. »

— Anne Dopffer, Conservateur général du Patrimoine, directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes

Colporteur d’une aube à l’autre

Rêve en lisière

Un pas

Faire corps

Ce qui advient

L'écart

Deux mille ans

L'appel

Rivage au large

L’homme aux pieds d’argile

Pleine force

Colporteur d'une aube à l'autre
2023

Filet, sangles techniques, chaînes, ossature thermolaquée, 265 x 260 x 120 cm
— Réalisée avec le soutien de la bourse Nopoto

Une figure de maille et de sangles vertes est suspendue dans l’espace, un manteau vide sur une civière au-dessus de nos têtes. La silhouette d’un corps couché se dessine et se confond avec la ligne courbe d’un paysage, encadrée par deux longues chaînes en métal forgé sensibles au moindre mouvement d’air, surélevée sur quatre pieds métalliques.

La sculpture évoque la présence d’un corps qui pourrait être mort, gisant, blessé, ou seulement endormi. Un corps déposé dont il faudrait prendre soin ou porter le poids, une figure absente dont le filet aurait gardé l’empreinte. Il s’agit de questionner symboliquement notre force et notre fragilité de passage sur cette Terre, interroger ce qui nous anime ou ce qui nous lie. Entre corps gisant et déposition de croix, la sculpture est inspirée par Claus Sluter (notamment le tombeau de Philippe le Hardi, conservé au musée des Beaux-Arts de Dijon).

1/3

© Adagp, Paris