Boris Raux
Dossier mis à jour — 06/05/2026

La fabriques de sol vivant

La Fabrique de Sol Vivant, 2020-2021
Bois et jardiniers en suspension, environ 10 x 10 x 3 m

— Première version réalisée en duo avec Maxime Lamarche, Parc des Forges de l’Alliance, Pont-Salomon


Wood, suspended gardeners and gardening tools

La Fabrique de Sol Vivant prend la forme d’une gigantesque arche roulante qui sert de plateforme de travail du sol, de réserve de graines, de serre de bouturage, de plateforme d’épandage de restes de cuisine, etc. 
Les jardiniers sont suspendus non pas à une planche de salut mais à une planche de travail où sont accrochés leurs outils et semences. Flottant sur leurs balancelles, ils s’accommodent des tâches jardinières en modifiant leur point de vue sur le sol, oscillant d’hauteur de main à une hauteur d’homme.
Allongés sur le ventre, ces jardiniers sont symptomatiques d’une génération vautrée qui refuse de se briser les reins en courbant l’échine au travail. Ils se retrouvent nez-à-nez avec le sol, humant l’humus d’une terre fertile en train de se faire.
La Fabrique de Sol Vivant avance pas à pas au rythme d’un homme-orchestre qui donne la cadence de travail. Les postes ne sont pas fixes, l’esprit est coopératif et chacun peut changer de rôle. 
Tout comme la nature, il est aussi question de se reconnecter au temps long d’un sol en remédiation.

Serait-il possible que l’art crée un pont avec l’agriculture pour dessiner de nouveaux champs culturels ?

© Adagp, Paris