Boris Raux
Dossier mis à jour — 06/05/2026

La révolution lignivore

La Révolution Lignivore, 2019
Installation in situ d’environ 14 x 8 x 8 m, sapin du Pilat, 10 kg de clous et 25 m3 de compost

— Œuvre installée au Puits Couriot, Parc-Musée de la Mine de Saint-Étienne


On site installation, approx 14 x 8 x 8 m, local pinewood, 10 kg of nails and 25 m3 of compost

À la fois processus et sculpture-outil, La Révolution Lignivore s’inscrit dans une démarche globale de sensibilisation à la culture du développement durable selon deux axes : 
- le recyclage de nos déchets verts et organiques
- la minimisation de notre empreinte carbone

Dans la perspective d’un vis-à-vis entre l’histoire productive de nos bassins miniers, symboles de la révolution industrielle, et un futur productif écologiquement durable, elle est une véritable fabrique à compost fonctionnelle, et devient par elle-même un puits de carbone.

Dans sa première version issue d’une carte blanche du musée de la mine de Saint-Étienne, La Révolution Lignivore a pris la forme d’une grande arche mobile en bois de 8 m de haut qui permettait d’ériger un « terril » de compost. 
Dynamique comme l’est le biologique, cette sculpture-outil est mobile, afin de pouvoir déplacer régulièrement le compost en maturation et ainsi de l’aérer. En oxygénant les micro-organismes lignivores présents naturellement sur les végétaux, ces derniers se développent en abondance. Ils se retrouvent alors dans les bonnes conditions pour se nourrir activement de lignine (qui est en quelque sorte la colle des végétaux) et ainsi décomposer les déchets végétaux et organiques. Il en résulte un riche humus : fertilisant idéal et écologique pour tous types de cultures.

Comment fermer la boucle sur un passé extractiviste et dépasser la notion de déchet ?

Vues de la maquette d’intention
Poutre de pin carbonisée, tréteaux, kappla et petit tas de compost, environ 300 x 100 x 100 cm

© Adagp, Paris