Karim Kal

Dossier mis à jour — 17/06/2024

Né⋅e en 1977

Vit et travaille à Samoëns (Haute-Savoie)

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« À partir de 2001, je mène un travail photographique constitué de portraits, de vues d’architectures et de paysages urbains, traitant de situations, d’environnements ou de groupes d’individus. Lié à la notion de condition sociale, ce projet m’a amené à traverser les marges physiques de ma société (foyers, bidonvilles, cités…) et ses marges historiques incarnées par notre passé colonial. Ce travail a donné lieu à des expositions et à la publication du catalogue monographique Perspective du Naufrage aux Éditions de l’ADERA en 2010.
Depuis 2011 et mon installation à Lyon, j’ai entamé le nouveau cycle L’arrière-pays qui se confronte au balisage institutionnel de ces questions de condition. Initié par une résidence dans la cité de Pyramides à Evry, ce projet s’est poursuivi par des travaux sur le logement social dans le Rhône, à la prison de Villefranche-sur-Saône, au centre hospitalier de Chambéry et en Algérie. À partir d’un dispositif de prises de vues au flash et d’une recherche formelle singulière, je réalise des photographies en noir et blanc qui traitent de qualité de vie, de normalisation, de rapport à l’autorité, de paroles individuelles au sein du tout collectif.
Des points de repères importants de mon cheminement sont Surveiller et Punir de Foucault, les écrits et l’œuvre d’Allan Sekula, les travaux sur l’abstraction géométrique, etc. »

Karim Kal, 2014