Fin de chantier, 2023
Fin de chantier, 2023 (bande-annonce)
Court métrage, vidéo couleur HD 16/9, 11 min.
Site du tournage : Pôle laitier, Lycée Pommerit, La Roche-Jaudy
Acteurs : les élèves de la classe de Seconde BAC PRO CGEA
Équipe technique : Laure Subreville (réalisation et image), Guillaume Cassagnol (prise de son, mixage et musique)
Produit dans le cadre d’une résidence de création et de transmission portée par L'Imagerie centre d’art, Lannion.
Avec le soutien de la Région Bretagne, la Drac Bretagne, le Conseil départemental des Côtes d’Armor, la Ville de Lannion, le lycée Pommerit à la Roche-Jaudy et le Carré magique.
Remerciements : Guillaume Tudo, enseignant.
« Au pôle laitier du lycée Pommerit, Gaël, Léa, Samuel ou encore Alexandre collectent une banque sonore singulière : celle de leur environnement de travail, entre la stabulation, les vaches et autres robots automatisés, pour créer de la musique. Le film suit ces jeunes agriculteurs dans leur apprentissage et révèle leurs rêves d’avenir.
Le film se situe entre la fiction et l’archive. C’est le récit intimiste d’une expérimentation sonore avec une classe du lycée agricole de Pommerit à La Roche-Jaudy. Son titre évoque un dispositif qui pourrait éventuellement se répéter en fonction des milieux sonores dans lesquels il serait déployé.
À travers l’aspect très technique de la prise en main du matériel de l’ingénieur du son, du cadreur ou encore du musicien, les jeunes en formation agricole arpentent l’espace de la stabulation automatisée pour collecter toutes sortes de sons. C’est un environnement à la fois familier et opaque qui résonne d’une quantité de bruits impressionnants : machine de traite, effaroucheur pour oiseaux, mélangeur, rumination et souffle des vaches.
Images extraites du film
Au fur et à mesure des expérimentations, les personnages à la fois devant et derrière la caméra, tissent un lien nouveau avec leur environnement de travail et commencent à en écouter chaque son, chaque variation rythmique.
Fin de chantier installe une communication sensible entre l’animal, l’homme et la machine, par le biais de la prise de son. Ainsi, les samples récoltés sont transformés, séquencés et hachurés dans des synthétiseurs modulaires : c’est toute une cosmologie sonore qui entre en jeu et se percute pour trouver enfin une place dans le film. Au-delà de la recherche musicale, les jeunes se livrent sur l’origine de leur choix de métier, leur histoire et leur avenir dans l’exploitation agricole. » — LS