Laure Subreville
Dossier mis à jour — 09/02/2026

Le printemps, L’été, 2018

Le printemps, 2018 (extrait)
Vidéo couleur HD 16/9, 16 min.
Acteurs : Christian Vannier, Axel Rizo-Gardes, Nicolas Le Gros, Romain Rivière, Piers Webb, Matthieu Sanchez, Jean-Baptiste Favreau
Équipe technique : Matthieu Sanchez et Laure Subreville (cadrage), Déborah Sierra (prise de son), Martin Routhe (régie)
Lieu de tournage : Parc bordelais
Production dans le cadre du Pavillon, résidence de création internationale.


« En japonais, Yotsu-zumô désigne un corps à corps par le déséquilibre.

Le printemps est ici une saison de lutte où les hommes s’acharnent en silence jusqu’à l’épuisement. La végétation survient. Le fond flou, ponctué de nappes vertes de lumière, entrecoupe le corps des hommes, qui sont autant d’apparitions dans le mouvement. La nature rappelle à son initiation et à son rite. Elle est tout à la fois les abords, les alentours et les contours.

Images extraites du film Le printemps

La caméra détaille les zones de tensions, les mains qui se tiennent et se repoussent, les pieds plantés dans le sol et les jambes qui avancent ou reculent. Tout le corps est propulsé en avant de tout son poids. Comme dans l’art du Sumo ou la mêlée au rugby, il est question de prendre le pouvoir en s’emparant de l’espace. Le champ de la caméra est alors un terrain d’affrontement où chaque homme tente de rester à l’image. Ils entrent et sortent du cadre dans un va-et-vient inconstant, de gauche à droite. Les guerriers existent dans le panorama. » — LS


L'été, 2018 (extrait)
Vidéo couleur 16/9 HD, 16 min.
Acteurs : Christian Vannier, Axel Rizo-Gardes, Nicolas Le Gros, Romain Rivière, Piers Webb, Matthieu Sanchez, Jean-Baptiste Favreau
Équipe technique : Matthieu Sanchez (cadrage) et Laure Subreville (cadrage, réalisation), Déborah Sierra (prise de son), Martin Routhe (régie)
Lieu de tournage : Taller


« L’été est une saison brève et orageuse. Une saison où les pluies lavent la terre. Les éléments à l’écran sont réduits à l’essentiel. Le corps des hommes, leur regard, des morceaux du paysage qui les entourent. Il y a ce lieu ni vide, ni habité. C’est le début d’un territoire clos et transitoire. Les hommes s’y entraînent et se préparent à « revenir », revenir au monde et renaître. » — LS


Images extraites du film L'été
En-bas : images extraites de la version in situ réalisée pour le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux

Sans titre (Bokeru), 2018
Impression sur papier Hahnemühle PhotoRag 308g, contrecollage sur dilite, 90 x 160 cm

« Bokeru vient du japonais et signifie « être flou » ou « être hors de focus ».

Ces photographies sont issues de captures d’écran des films Le printemps et L’été réalisés en 2018.
Entre les combats, le paysage flou agit comme une respiration. » — LS

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© Adagp, Paris