Awena Cozannet
Dossier mis à jour — 27/02/2025

Marcher sur l'eau

Robe d'écume
2009-2010

Assemblage de matière blanche, coton, feutre nuno, laine, drap de lin, corde, structure, Ø 140 x 120 cm, 15 kg

La robe est montée sur une structure ondulée de forme ovale telle une petite robe des Ménines ou une roche parmi les vagues, évoquant l’écume et ses bouillonnements.

C’est une figure symbolique du temps présent lié à l’espace et au corps. La Robe d’écume n’est pas conçue pour être portée, bien qu’un espace vacant soit suffisamment grand pour que la sculpture le soit. Elle invite le spectateur à se représenter mentalement la sensation de l’équilibre entre haut et bas, sensation de la surface comme lieu du surgissement. 

Robe de ciel
2010

Nacre, laine, soie, lin, caoutchou, structure, taille humaine, 20 kg

Photo : © Aline Périer

Marcher sur l'eau
2010

Corail, laine, corde, métal, 100 x 90 x 40 cm, 3 kg

Manteau de rosée
2014

Nacre, laine, soie, lin, caoutchouc, structure, taille humaine, 20 kg

Vue de l'exposition Creuser la terre, La Conciergerie, La Motte-Servolex, 2015


Vue de l'exposition Renaissance, Festival International des textiles Extraordinaires (FITE), Musée Bargoin, Clermont-Ferrand, 2014

Photo : © Philippe de Paredes - Ville de Clermont-Ferrand

« Ce sont des œuvres non pas à porter mais à supporter. Ce sont des vêtements qui contraignent le corps. Ce sont des prothèses autant que des carcans. […] Ce sont des mues : des peaux sans le corps qui prennent le vide à l’intérieur. […] Chez elle, il y a des hauts et des bas. Il y le bas du haut, et le haut du bas. […] La Robe d’écume – ce qu’elle entend par la légèreté même – elle la fait reposer sur le sol. Ce qui est posé à terre, ce qui est en cours de surgissement. Si elle installe au sol sa Robe d’écume, c’est pour lui donner l’opportunité de s’ouvrir, de s’épanouir et de se déployer. Elle dit qu’il faudrait soulever les racines et marcher sur l’eau. Parle-t-elle de l’eau du ciel ? » 

— Extrait du texte Quatre morceaux de langue pour ses morceaux de chair de Jean-Louis Roux
Publié dans Les cahiers de Crimée n°5, Galerie Françoise Besson, Lyon, 2010

© Adagp, Paris