Résidence, Pakistan
Pakistan
2006
Résidence de création, VASL, Lahore et Karachi, Pakistan



Performance avec Entang Wiharso, Gadani
Chercher la genèse du mouvement, le nu de l’intérieur. L’homme. Le mouvement est notre état. Notre mouvement intérieur, sensible, charnelle est notre liberté imprenable.

corps.organe // : nude from within, 2006
Cordes de coton teintes, nouées et cousue
Photo : © Aline Périer


La danse
Cordes de coton, céramiques et pantalon Shan teint, reteint et cousu, taille humaine
Photo : © Aline Périer

Ici-là, 2006-2014
Vue de l’exposition Résidences 2003/2013, GAC - Groupe Art Contemporain, Annonay, 2014
Présentée en performance à Lyon en 2007, l’installation a été montée sur socle en 2014.
Photo : © Aline Périer
Alerte. Le temps d’une alerte.
Cinq sculptures à porter incarnent une vision subjective d’un mouvement du monde.
Deux frères aveuglés s’affrontent.
Orient. Occident.
Entre eux jaillit comme un cri de conscience dans un paysage d’actualité. Lame de silence.
Muette, essentielle alerte.
Inspirée par l’histoire d’Antigone (version Henri Bauchau), cette installation de cinq parures à porter, masque et œillères, met en scène une figure féminine portant un masque muni d’une lame tranchante, deux masques d’œillères en vis-à-vis. Deux autres sculptures incarnent la figure du Père, celui qui représente le Temps.
« Ici-là » s’accompagne d’un poème :
Généalogie. Alerte.
Deux archipels, deux continents
Deux frères se regardent
De leurs œillères
Le père marche Figure du Temps.
Il porte une carcasse de mémoire
Il est debout et son visage est à l’aplomb du présent.
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L’autre figure est l’ombre du père Recommencement.
Répétition Temporalité.
Inepte Essentielle alerte de la sœur muette au milieu de l’actualité
Lame de silence Cri de conscience
Elle porte l’alerte entre ses deux frères aveuglés
Entre deux archipels
Et puis nous.
Nous sommes tous là.
Deux continents se font face parallèlement
Comment tenir de notre archipel ? Comment vivre après le passé ?
Déroulement continu derrière la porte du Jardin.
L’homme finance ses deux frères. Il finance puis il attend.
Subir leur fureur, s’affamer de leur folie.
Production de bâtards à l’ombre des camps.
Se lève la machette au nom de Dieu et d’Allah voilà les peuples
déchirés, blanc ou noir ou moi qui les regarde au soleil racine graminée.
Les mains ensanglantées les yeux en sang d’eux. Être là témoin.
Être une surface de mémoire. Incisée.
Personne ne joue. Notre frère existe
Regardons le jeu, asseyons nous, lavons nous encore les mains. Asseyons nous.
Comment porter les morts ? Comment porter la barbarie ?
Temps suspendu. Pour voir. Ils se regardent de leur lointain s’ignorent du hors champ de leur vision. Deux oeillères incarnées se ratent littéralement
Combien de pays combien de voisins combien de soi même combien d’œillères combien de ratage soi l’autre
Et Yougoslavie, Irak, Pakistan, Afghanistan, Darfour, Rwanda, tant
Et le palier.
Et soi. L’autre. Ici là. Paradoxe de la figure comme relation.
Nous sommes tous là. Encore.
Se rassembler à la lumière, asseyons nous encore. Le Temps est beau dehors.
Qu’est ce qu’on fait ? Le temps, face, figure ouverte, marche pas à pas. Présent absolu.
C’est toujours là que nous sommes.
Awena Cozannet, octobre 2007


Temporalité, 2008
Peaux cousues, métal, câbles, fils, cordes, peinture rouge et noire
Masque de taille humaine et lien d’une longueur de 5 m, 5 kilos environ
Photos : © Aline Périer


Œillères ou les deux frères, 2006
Peaux cousues à l’aiguille, deux masques de taille humaine
Photos : © Aline Périer

Temps
Laminaires et cuir cousus, fils, métal, taille humaine
Photos : © Aline Périer


Lame de silence, 2007
Cuir cousu, lame de métal, masque de taille humaine, robe en peaux cousue à l'aiguille

Ce qui devrait être caché
Perles d'argent sur tissus cousus, collier Ø 300 cm
Photo : © Aline Périer
Vues de l’exposition Résidences 2003/2013, GAC - Groupe Art Contemporain, Annonay, 2014


Photos : © Aline Périer