Émilie Perotto

Dossier mis à jour — 09/01/2017

Né⋅e en 1980

Vit et travaille à Paris et Saint-Étienne

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« Force est de constater que mes sculptures apparaissent dans des contextes précis. Les contraintes de production et de monstration sont les premières lignes de mes cahiers des charges. En effet, je travaille toujours de cette façon. Dessiner un cadre à mes expérimentations à partir des contraintes du contexte est ma stratégie pour ne jamais éprouver « l’angoisse de le page blanche », ou plutôt « l’angoisse de l’espace vide ». Ainsi le contexte d’exposition est un élément central du processus de travail. Je commence généralement celui-ci en m’attachant au contexte architectural ou spatial, qui m’amène ensuite à aborder les contextes socio-historiques.
La concrétude des espaces d’exposition, ainsi que celle de la rencontre entre le visiteur, la sculpture et l’espace, restent les points névralgiques de mes recherches. C’est ainsi que j’envisage la sculpture, comme le médium de la rencontre entre un corps humain et un corps plastique dans un espace défini. J’ai nommé cette rencontre « situation sculpturale ».
Je souhaite que l’ensemble de mes sculptures produisent sur le visiteur ce que je nomme un « sentiment sculptural ». Ce sentiment sculptural est tributaire de la construction de la « situation sculpturale ». Mes sculptures en sont des agents constitutifs et révélateurs. Elles placent le visiteur dans une conjoncture spécifique, un temps suspendu, pendant lequel il fait l’expérience physique et mentale d’un espace. » […]

Émilie Perotto, février 2016