Harald Fernagu
Dossier mis à jour — 27/05/2026

Textes

Note d'intention

Par Harald Fernagu

L’errance, l’ennui, génèrent des avant-gardes. Insatisfaits de notre environnement, de trop de bruits, nous nous abandonnons à l’errance. Nos intentions, notre volonté, sont tues pour échapper à la monotonie des interactions d’usage, à nos habitudes d’écoute, de réception. Les silences de l’ennui, quand ils s’étirent, font de nous des réceptacles, des espaces d’attention non maîtrisés, disponibles, inspirants, offrant à l’inattendu d’y pénétrer.

Ce qui nous parvient de ce monde extérieur, sans langage, offre une mortalité à nos routines intérieures, nous place à l’avant-garde de nos émotions. Cette nouvelle ressource rend l’avenir désirable. Ce désir devient alors une aspiration qui donne sens au présent : la créativité. Si l’on immobilise ces instants, ces états, on pourra les nommer méditation, création ; si on les révèle, ils deviennent des langages ontologiques ou immanents : des œuvres.

Conversation avec Frédéric Oyharçabal

À l'occasion de l'exposition Memento mori, Centre d'art Polaris, Istres, 2014

De ces guerres que l’on se bricole

Par Jean-Yves Jouannais, 2009