David Blasco
Updated — 31/08/2026

La Borne

Quiet-Earth

Installation dans l'espace de La borne, place du Jardin des Plantes, Orléans, 2026
Action organisée par le collectif Le pays où le ciel est toujours bleu


Lés de papier impression jet d’encre, titre Quiet Earth et guérite de souffleur de théâtre en carton gris, marqueteries en olivier, tulipier, kot bleuté, 30 x 45 cm (x2), texte Quiet Earth imprimé et contrecollé sur dibond

«  Il y a longtemps, dans un lieu de culte, j'ai été surprise d'entendre un « Chut » résonner dans tout l'espace via des haut-parleurs que je n’avais encore pas remarqués. Sans doute plus forte que le bruit ambiant, cette voix, ce message qui s'adressait à tout le monde et à personne en particulier, m'a alors donné l'impression d'être observée. C'est ce même sentiment qui m'habite lorsque je regarde l'exposition Quiet Earth proposée par David Blasco à La borne. Partout où notre œil se pose, l'espace est saturé par une forme récurrente dans le travail de l'artiste. Pourtant, dans ces guérites de scène de théâtre habituellement occupées par un souffleur, aucune âme qui vive, personne pour souffler mot. Dans une conférence de 1987, le philosophe Gilles Deleuze parle de l'information qu'il définit comme « un ensemble de mots d'ordre » auxquels nous sommes tenus de croire, ou de faire comme si, et Deleuze de poursuivre, l'information « c'est le système de contrôle ».
Si l’ensemble des moyens plastiques utilisés par l’artiste reste silencieux : marqueteries, reprographies et sculptures représentant cette figure, le titre et un texte affichés nous offrent une percée. Comme souvent dans son travail, si les différentes figures qu’il déploie ne se croisent pas au sein d’une même exposition, elles partagent toutefois un territoire fictionnel, Anaérobie, dont l'artiste nous distille un peu plus de détails à chaque nouveau chapitre. » [...]

— Extrait du texte de Marina Guyot, 2026