Harald Fernagu
Updated — 27/05/2026

Eldorado

Eldorado

2006-2007 — installation in situ

Eldorado est la matérialisation d’une insatisfaction. Une installation où l’envie de voler demeure une folie qui résiste à toute fin. À l’idée qu’Armstrong, en marchant sur la Lune, aurait éteint l’insaisissable que des milliards d’yeux ont toujours rêvé d’accomplir en regardant l’obscurité du ciel. Eldorado remplit complètement un espace – le nôtre – d’une matérialité qui fait l’éloge d’un vide, celle de l’absence d’ailes dans notre dos. Le personnage qui semble habiter Eldorado fait venir à lui toutes les formes d’envol – avion, dirigeable, planeur, parachute. S’il ne les trouve pas, il les construit, obsessionnellement. La matérialité de cette obsession est une quête dont l’irrésolution nous fait voler au-dessus de nous-mêmes. En flânant du regard au milieu de toutes ces machines volantes, l’ontologie de ce désir absorbe notre corps – nous fait quitter le sol.

Galerie Iconoscope, Montpellier, 2007

/

Esox Lucius, Ligny-en-Brionnais, 2006

/