Keiko Machida
Updated — 13/04/2026

Éditions, depuis 2014

Éditions

micronarratives, 2024

256 pages, 16 x 11,5 cm
Éditions Ripopée, Nyon

Lors de l’exposition Melting Pot ou comment changer du plomb en or au CACY, Centre d’art contemporain à Yverdon-les-Bains, l’installation a été photographiée par Émile Barret pour le catalogue.
Il a réalisé des collages photographiques en juxtaposant les photographies où le régisseur manie les œuvres avec précaution. En parallèle des prises de vues classiques de l’exposition, il a réalisé une série de « making of d’accrochage » de mes pièces : il a suivi tout au long du montage et documenté les différentes étapes de déballages et d’agencements préparatoires avant l’accrochage, du carton jusqu’à l’installation. Par une approche documentaire et archéologique, des fragments de pièces emballées ont été interprétés comme des momies ou des cocons. Ces images m’ont rendue curieuse et m’ont ramenée à mes démarches autour de la mémoire reconstituée, sorte de travail de montage a posteriori.
J’ai eu l’idée de faire un livre avec ce hors-champ de l’exposition afin de mettre en valeur les narrations que ces images provoquent. Il ne s’agit donc pas d’un simple livre qui archive les pièces, mais d’un espace illustrant les multiples dimensions autour de la céramique.

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Été hiver, 2018

68 pages, 17 x 13 cm
Éditions Ripopée, Nyon

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Odeur de, 2018

64 pages, 22,5 x 16 cm
collection Sonar, Éditions art&fiction, Lausanne

● Texte de Philippe Fretz, publié dans l'édition

Keiko Machida est une artiste pratiquant principalement le dessin, l'aquarelle et la céramique. Originaire du Japon, elle travaille et vit en campagne près de Genève, où elle construit un atelier dans un ancien poulailler de ferme. Elle est entourée d'enfants et d'animaux. Son travail est axé autour de l'observation, elle regarde les enfants qui jouent ou qui dorment. Elle s'intéresse à la proximité des forêts, à la solitude des cochons et aux yeux noirs des lapins.

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Ses dessins explorent un sens peu exploré dans les arts visuels, l'odorat. Ses sujets sont près du sol, ils nous renvoient à un tissu primitif, celui des êtres et de l'humus. Cette quête essentielle du biologique découle cependant d'une question qui précède tout, relative au mystère du vivant.

On pourrait être tenté d'inscrire le travail de Keiko Machida dans un courant qui tourne autour des contes, de l'imaginaire d'enfance, par une approche toute faite de fragilité. On aurait tort. Keiko Machida est une artiste qui mène un travail de recueil de données dans un esprit et une méthode proche du monde scientifique. Ainsi la finesse et l'apparente fragilité de sa ligne a affaire avec une certaine prudence protocolaire et avec le respect des sites et des sous-sols qu'ont les archéologues.

Dans Odeur de, Keiko Machida nous livre des pages enchantées de cette recherche. Et, par le soin de son observation, par la précaution de ses gestes, elle nous fait sentir le lien secret du vivant et de son milieu, narines collées au sol. Ses dessins, tirés de carnets qu'elle emporte partout, nous font entrer au travers du proche et du bas vers la possibilité d'un arrière-pays.

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Butter fly, 2014
24 pages, 18 x 13 cm
Éditions Ripopée, Nyon
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