Laure Subreville
Updated — 09/02/2026

Jean-Baptiste, 2019

Jean-Baptiste, 2019 (bande-annonce)
Triptyque, vidéo couleur 16/9 HD, 15 min.
Les acteurs, salariés de l’entreprise : Jean-Baptiste, Mathieu, Christopher, Mickaël, Damien, Rafae, René, Anthony et Gauthier
Équipe technique (tournage 1) : Laure Subreville (cadrage et réalisation), Nils Martin (cadrage), Emma Talbot (prise de son)
Équipe technique (tournage 2) : Laure Subreville (cadrage et réalisation), Alexiane Trapp (cadrage), Nathanaël Sieffert (prise de son)
Lieux de tournage : entreprise Durousseau Outils Coupants et ville de Zumaia (pays basque espagnol)

Dans le cadre de la résidence de création, programme « Artiste en entreprise », Zébra3 et Durousseau Outils Coupants, Bordeaux. Avec le soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine.


« Filmer seul est le contraire de la solitude. Tout est dans l’échange avec la personne que je filme. Comme elle est seule devant moi, c’est mieux aussi de l’être face à elle. On traite à égalité. » — Alain Cavalier

« Jean-Baptiste Durousseau est le chef d’atelier de Durousseau Outils Coupants, qu’il apprend à quitter peu à peu. Mathieu, Christopher, Mickaël, Damien, Rafae, René, Anthony, Fanny et Gauthier vont ré-orchestrer d’ici peu cette société en SCOP dont ils deviendront sociétaires. C’est dans ce contexte particulier que Laure Subreville découvre l’usine et ses hommes.

Cette immersion de quelques mois et dans quelques lieux – le tournage a eu lieu en partie sur la côte basque espagnole – a permis la création d’une nouvelle partition dont Jean-Baptiste est la figure. Il est devenu le nom éponyme d’un triptyque vidéo.

Jean-Baptiste est un portrait à deux visages, celui de son personnage principal et celui de la SCOP naissante. Jean-Baptiste est pensé comme une partition montrant des hommes qui réparent les outils, organisent la matière et activent les machines. Un triangle se crée entre l’œil, la main et la machine. Laure Subreville en cherche l’équilibre.

Images extraites du film

Elle tente de s’approcher pour comprendre ces hommes, regarder ce qu’ils regardent. Le danger rôde car ici tout est coupant ou le deviendra. Elle expérimente la distance qu’elle doit respecter. Seule la technique et la dextérité permet d’approcher la machine. Elle restera en marge à regarder les corps à l’œuvre. Le geste de l’artiste et celui de l’affûteur deviennent cette même partition. Chacun orchestre son ouvrage avec son outil, la caméra pour l’une, l’affûteuse pour l’autre. Ils se rencontrent.

Ces travailleurs créent comme les premiers hommes, des outils, des instruments, pour trancher la matière. Le Flysch apparaît au fil des images, il est le paysage tranché par la nature elle-même.

Nous sommes sur la lame. L’équilibre va se rompre. La nature restera. » — Coline Gaulot


Vue de l’exposition de sortie de résidence Artiste en Entreprise, Fabrique Pola, Bordeaux, 2019
Performance musique live de Guillaume Cassagnol

© Adagp, Paris